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« Mission Coworking » : état des tiers lieux

Après avoir séduit les géants de l’immobilier français c’est au tour du gouvernement de manifester un intérêt pour les tiers lieux. À cet effet un rapport sur le développement des tiers lieux à été publié : la mission coworking, sous le pilotage de Patrick Levy-Waitz, président de la fondation « travailler autrement ».

1800 tiers lieux en France

Au terme de six mois de visites, de rencontres et d’échanges avec les acteurs des tiers-lieux, les collectivités locales, les élus, les acteurs économiques et sociaux sur tout le territoire, la mission a répertorié les tiers lieux de France.

Dans un premier temps estimés à 600, la « mission coworking » a permis de réactualiser les tiers lieux qui sont dénombrés à plus de 1800 dont 46 % se situent en dehors des métropoles.
Fablab, atelier partagé, Living Lab, friche culturelle, makerspace ou espace de coworking c’est aussi au tour de la dimension collaborative que s’articule le rapport.

Typologie des tiers lieux

Le rapport confirme également qu’il existe une grande diversité dans la typologie des tiers lieux. Il montre également que les tiers lieux ne se résument pas à du coworking. Bien au contraire, ils s’adaptent aux activités et de ce fait répond mieux aux besoins du territoire.
En effet il est important pour la viabilité d’un tiers lieu de créer de la valeur au dynamisme économique et social du territoire. Et c’est par leur dimension collaborative que ces derniers peuvent donc contribuer au dynamisme d’un territoire en proposant des services et un tiers lieu spécifique aux besoins locaux.

Dans cette diversité on recense donc : les tiers lieux d’innovation, les tiers lieux d’activités, les tiers lieux culturels, Les tiers lieux sociaux et les tiers lieux de service et d’innovation publique.

Économie des tiers-lieux

Quant à la taille des tiers lieux, plus on s’éloigne des zones urbaines plus ils sont petits, logiquement ce rapport de proportionnalité est aussi valable avec le chiffre d’affaire et le taux d’occupation.

Le tiers lieux, c’est avant tout une communauté qui se rassemble pour « faire ensemble », le lieu ne vient donc qu’en appui de la communauté. Loin d’être une simple hype, les tiers-lieux bénéficient d’une vraie communauté qui grâce aux services mis à leur disposition contribuent à la création de valeurs économiques et sociales.
D’où l’importance de l’animateur de la communauté et de la nécessité de « professionnaliser le métier d’animateur de tiers lieux » et de « reconnaître et valoriser la formation d’animateur de tiers lieux » (recommandations 6 et 7 de la Mission).

Les espaces sont pensés pour limiter l’empreinte écologique cela passe par: la mutualisation des resources, poubelles de recyclage, des équipes qui réfléchissent aux moyens de limiter cet emprunte. Une manière de mettre le collectif au service du bien être commun.

Les tiers lieux représentent également l’opportunité de revaloriser des bâtiments vacants, à l’image de La Recyclerie qui a réhabilité une ancienne gare ferroviaire. Ils permettent également de limiter les déplacements pendulaires (domicile-travail) par leurs localisations facilement accessibles par les transport en commun ou leurs emplacements dans les quartiers résidentiels.

Au niveau des territoires, ils permettent une redistribution de la production : les fablabs mutualisent les ressources et les coûts, en investissant dans des outils (imprimante 3D, découpe laser, stock ou circuits d’approvisionnement de matériels électroniques, studios d’enregistrement image et son) mis à la disposition de la communauté (entreprises et/ou indépendants). En temps normal ils auraient peiné à s’offrir cet équipement, à cause du coût de ce type de matériel.

l’ère du faire ensemble

Patrick Levy-Waitz voit à travers les tiers lieux un outil pour ranimer l’activité de régions délaissées, la promesse d’une volonté citoyenne de refaire la société ensemble, ou comme il l’annonce lui même « l’ère du faire ensemble ».

Aussi il propose de créer une dynamique pour renforcer les lieux existants et favoriser la création de nouveaux espaces. Comme le rapport « mission coworking » le révèle, il a remis à cet effet 28 propositions au gouvernement, dont six principales qui vont servir de socle à la finalité de la mission:

– Créer une structure nationale des tiers lieux, porteuse des actions de soutien.
– Soutenir l’émergence de 300 fabriques des territoires.
– Adosser le mouvement à un fonds d’amorçage qui pourra être abondé par des fonds privés pour lancer le dispositif d’accélération.
– Professionnaliser le métier d’animateur des tiers lieux.
– Créer un fonds d’investissement socialement responsable (ISR) de 50 M€ pour aider à la reconversion d’espaces en tiers lieux .
– Favoriser la coordination public-privé en encourageant la mise à disposition de locaux par les collectivités et en formant les agents publics aux tiers lieux.

L’objectif est donc de créer 300 nouveaux espaces de travail partagés appelés « fabrique des territoires ». Quant à leur répartition géographique, 50% seront dans les quartiers prioritaires de la ville, 50% à des carrefours clés.
Cependant, il faut bien entendu mesurer sa pertinence stratégique pour les acteurs locaux.

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